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Nouvelle loi en France : le grand excès de vitesse requalifié en délit routier sévèrement puni

À partir du 29 décembre 2025, dépasser la vitesse maximale de plus de 50 km/h ne sera plus une simple grosse infraction, mais un véritable délit routier. La différence est majeure pour votre permis, votre portefeuille… et votre casier judiciaire.

Ce que c’est : le « très grand excès de vitesse » devient une infraction pénale, jugée par un tribunal, et plus seulement par une simple amende forfaitaire. À quoi ça sert : rendre les sanctions beaucoup plus dissuasives pour les conducteurs qui roulent très au‑dessus des limites.

Ce qui change concrètement

Actuellement, un dépassement de plus de 50 km/h est déjà très sévèrement puni, mais reste souvent traité comme une contravention lourde. À partir du 29 décembre 2025, ce seuil bascule clairement dans la catégorie des délits routiers, au même niveau qu’une conduite alcoolisée ou un refus d’obtempérer.

La nouvelle loi prévoit pour ce délit de très grand excès de vitesse :

  • Jusqu’à 3 mois de prison encourus
  • Jusqu’à 3 750 € d’amende
  • Inscription au casier judiciaire (casier judiciaire : fichier officiel des condamnations)
  • Une audience devant le tribunal, avec convocation

À cela s’ajoutent, comme aujourd’hui, un retrait massif de points et une suspension du permis décidés par l’administration et le juge. Concrètement, un seul « craquage » à +51 km/h au-dessus de la limite peut vous coûter votre permis pour plusieurs mois, en plus d’une trace durable sur votre dossier.

Pour un conducteur branché applis et techno, l’enjeu est simple : la marge d’erreur disparaît dès qu’on flirte avec des vitesses très élevées. Entre un dépassement ponctuel à +10 km/h et un run à +60 km/h, on ne parle plus du tout des mêmes conséquences juridiques.

Contrôles sur autoroutes et radars

La loi arrive dans un contexte de hausse de la mortalité routière estivale. Face à ces chiffres en hausse, le ministre de l’Intérieur a demandé un renforcement général des contrôles, tous réseaux confondus : autoroutes, routes à 80/90 km/h et voies rapides.

Sur certaines autoroutes en flux libre, comme l’A13 sans barrières physiques, les gendarmes combinent déjà plusieurs missions : vérifier le paiement du péage et contrôler les comportements dangereux. Les systèmes de lecture automatique de plaques (LAPI : caméras qui lisent les plaques en temps réel) et les radars fixes ou tronçon (radars qui calculent votre vitesse moyenne) rendent les très grands excès de vitesse de plus en plus difficiles à « cacher ».

Parallèlement, les forces de l’ordre intensifient aussi les contrôles sur d’autres usages de la route, comme le transport d’animaux liés aux élevages. Même si cela ne concerne pas directement la vitesse, le message global est clair : tolérance de plus en plus faible pour tous les comportements risqués.

La nouvelle campagne nationale « Priorité au respect » martèle la même idée : respecter le Code de la route, c’est protéger les autres et s’éviter des ennuis graves. Pour les utilisateurs d’applis d’alerte radars, cela signifie que votre smartphone n’est plus seulement un copilote pratique, mais aussi un outil pour rester en dessous des seuils critiques.

Adapter sa conduite dès maintenant

Pour un conducteur de 20 à 40 ans qui roule beaucoup, souvent pressé et connecté, cette évolution de la loi impose de revoir quelques réflexes. D’autant qu’à haute vitesse, la physique ne pardonne pas : passer de 130 à 180 km/h peut quasiment doubler l’énergie à dissiper en cas de choc, et allonger très fortement les distances de freinage.

  • Paramétrez dans votre appli des alertes de dépassement de la vitesse limite (par exemple +5 ou +10 km/h), pour éviter de dériver progressivement vers des excès massifs.
  • Activez le limiteur ou le régulateur de vitesse de votre voiture ; s’il est adaptatif (ADAS : systèmes d’aide avancée à la conduite), laissez-le maintenir automatiquement la distance et la vitesse sur autoroute.
  • Gardez en tête qu’un +10 km/h au-dessus de la limite peut augmenter la consommation de carburant d’environ 5 à 10 %, et qu’au-delà, chaque kilomètre/heure en plus multiplie les risques sans faire gagner beaucoup de temps.
  • Sur les sections en flux libre sans barrière, surveillez à la fois la vitesse et les règles de péage : les contrôles conjoints péage/sécurité routière se multiplient.
  • Si vous recevez une convocation ou un avis de rétention de permis, ne laissez pas traîner : renseignez-vous rapidement sur vos droits, les recours possibles et les stages de récupération de points.

La meilleure stratégie reste pourtant la plus simple : viser une conduite fluide, stable, quelques km/h en dessous de la limite, en laissant l’appli et les aides embarquées jouer le rôle de garde-fous.

Avec la requalification du très grand excès de vitesse en délit, la frontière entre conduite « un peu rapide » et « très risquée » devient nettement plus coûteuse à franchir. À vous d’utiliser vos outils numériques et les aides de votre voiture pour rester du bon côté de la loi… et rentrer entier.